Comment garder le cap à la naissance de bébé?

Entre les pleurs de bébé, les changements de couche, la préparation des repas, tes émotions qui font les montagnes russes, et le ménage ( ah non ça on oublie !! la maison ressemble à un village d’après-guerre!!).
Mais où est le mode d’emploi, après la naissance de bébé ?

Tu viens d’accoucher? Ton bébé n’a que quelques mois, et toi aussi tu te sens totalement surpassé?

Je connais ça, je suis passé par là. J’ai été totalement submergée par cet arrivé.

Si toi aussi, tu te sens comme au milieu du Sahara en pleine tempête, et que tu as du sable plein les yeux.
Alors reste ici, je vais te partager mon expérience, et les outils qui m’ont permis de sortir de cette tempête et de profiter pleinement des rayons de soleil qui illuminent ton visage 🙂

S’autoriser l’imperfection

La théorie VS la pratique

Si tu as lu ma page ” à propos”, tu sais dans quelles circonstances mon petit loup est arrivé.
Oui, c’était pour moi une réelle surprise. Mais en plus de la surprise d’un nouveau-né… J’ai aussi eu la surprise d’une nouvelle façon de materner.

Etre maman dans les livres

Avec toutes les diverses lectures que j’ai pu voir, les vidéos, et les expériences de mamans je pensais être au top de l’information.

D’ailleurs dès mon accouchement j’avais déjà tout prévu, tout organisé pour répondre aux besoins de mon bébé.

Bébé est là, on garde le cordon, le peau à peau, la tété de bienvenue… ETC. C’était pour moi comme une course d’obstacles où je devais franchir chaque barrière à la perfection.

Je n’étais pas sans savoir, qu’un nouveau né à des besoins 24h/24h, et 7j/7. Tu dois rire en lisant cela, mais crois-moi que je me suis vite épuisée à vouloir être cette maman parfaite.

Appliquer chaque conseil de j’avais lu, était pour moi impossible!

La théorie à l’air si parfaite et si simple dans les livres. Comme une évidence!
Mais en pratique, j’ai très vite déchanté et surtout culpabilisé au moindre faux pas…

Personne n’est parfait

Etre finalement un être humain et non un robot

L’année c’est passé et j’ai appris. Mais pourquoi ça n’est pas écrit dans les livres :

Un être humain est imparfait, c’est ce qui fait de lui qu’il soit humain.

Alors, toi qui lit cet article ,oui tu vas faire des erreurs, oui la fatigue va prendre le dessous et tu seras totalement perdu, comme chaque être humain! 🙂

Mais surtout déculpabilise, si tu sais qu’à ce moment là tu donnes le meilleur de toi alors c’est OK! 🙂

Si tu perds pied à un moment donné. Si tu agis d’une manière que tu regrettes alors l’essentiel c’est de

  • Prendre conscience de ton comportement,
  • Met des mots sur la situation. Nomme tes émotions à ce moment là, pour toi et ton bébé.
  • Puis surtout, excuse-toi, répare ce que tu as fait. C’est essentiel de réparer ce comportement.

C’est comme ça que tu vas apprendre. Et crois-moi, si j’ai bien appris une chose durant cette année c’est que je ne saurais jamais tout.

Eh oui, c’est une illusion de penser que oui tu as lu tous les livres en parentalité, que tu as fait toutes les formations, ateliers, et que maintenant ta boîte à outils est au maximum.

La vie est un mouvement. Sans cesse nous apprenons. Nous découvrons le fonctionnement de l’être humain, le fonctionnement du cerveau, le rôle des relations et comportements sociaux.

Transmets à ton enfant le droit à l’erreur

Finalement, est ce que tu souhaites transmettre à ton enfant que la vie est parfaite, qu’il n’a pas le droit à l’erreur?

Complicité bébé maman

En te donnant l’autorisation d’être une jeune maman imparfaite, tu lui transmets que lui aussi à le droit à l’erreur. Que grâce à l’erreur nous avançons et que la vie est si jolie de cette manière.

De par ton exemple, ton bébé assimilera donc que lui aussi à le droit d’essayer puisque s’il échoue c’est OK !

Se rappeler ce concept dans les moments où tu penses ne pas être à la hauteur et réellement déculpabilisant.

Je tiendrais aussi à te rappeler, que déjà là le fait de t’informer et prendre conscience du comportement que tu as est déjà un pas de géant.
Tu fais avancer l’éducation et donne un coup de pied dans les croyances et les schémas familiaux. Alors félicite-toi de ce que tu fais aujourd’hui.

Le tout est de s’améliorer de jour en jour et non pas d’être parfaite du jour au lendemain.

Accompagner ses émotions

Quand le passé surgit…

Parce que oui, nous avons tous en tête ou plutôt inscrit dans nos cellules des schémas des croyances familiales

Si au cours de tes lectures des émotions arrivent ( la peur, la tristesse, la colère…) c’est normal.

J’ai moi même vécu cela. Les premières fois j’ai été décontenancé. Puis avec ma formation en parallèle j’ai compris.

Je suis allée à la rencontre de mon vécu. De mes blessures d’âme et d’enfance.

Lors d’une naissance c’est notre propres enfance qui surgit. C’est notre vécu, nos blessures qui viennent refaire surface.
Encore une fois, mettre de la conscience sur ce qui surgit permet de ne pas se laisser submerger par ces émotions.

Ne pas subir ces émotions, mais plutôt les accompagner.


Donc inutile d’en vouloir à ton compagnon, de te mettre en colère contre lui lorsqu’il rentre du travail, tout ça parce qu’une colère est en toi et demande à sortir!!

C’est la souffrance de la petite fille en toi qui aimerait s’exprimer.

C’est nécessaire d’aller explorer ce qui se passe à l’intérieur, d’effectuer un cheminement personnel. L’idéal est de se faire accompagner par une personne.

Cependant, tu peux tout de même faire un grand chemin seule, en conscience. Pour ce faire je te conseille de lire ce livre, qui m’a moi-même énormément aidé.

Laisser place à son émotion

Lors qu’une émotion se présente, il est essentiel de la laisser s’exprimer en conscience.

Mon expérience:

Pour ma part, ayant ma formation en parallèle, j’ai effectué un exercice puissant qui a ouvert un espace en moi. Cet espace dans lequel nombreuses émotions s’y logeaient et notamment la colère.

J’ai vécu cette phase où j’étais totalement bipolaire.
Un matin je me levais avec la joie, le sourire et l’envie d’avancer encore plus loin. Puis le lendemain, mon prisme de la vie était totalement gris. J’avais qu’une envie c’était rester sous ma couette toute la journée!

Autant de dire qu’avec un bébé de moins d’1 an c’était impensable!

Cette période a été vraiment difficile pour moi. J’ai remis en question énormément de chose. Par moments, je voulais même tout arrêté, mettre Liam en crèche et moi travailler de nouveau.

Cette colère me faisait extrêmement peur. J’avais depuis la tendre enfance renfermé la colère et ce parce que j’avais pour croyance que toute colère était violente! Une croyance inscrite de par mon expérience.

Je suis donc allée explorer cette part en moi, à la rencontre de la petite fille en colère. J’ai pris conscience de ce qui se jouait pour moi.

Quelques outils pour accompagner la colère

Aujourd’hui lorsque la colère monte j’utilise des outils pour me permettre de vivre cette colère en douceur:

  • J’accueil et nomme mon émotion
  • Ensuite, me connecte à mes sensations, mes ressentis corporels ( la colère s’exprime très souvent dans les extrémités, mains, pieds mais rien n’est figé tu peux à ce moment avoir d’autres sensations)
  • Après, je respire profondément en fermant les yeux. Ce temps de pause permet d’agir avec la parti rationnel du cerveau ( le néocortex) et plus émotionnel ( le cerveau limbique)

Écouter ses émotions sans se laisser déborder
participe activement à un épanouissement plus grand

Amélie Blot

Ne jamais oublier son pourquoi

Définir son cap

Dans ces moments difficile pour moi, où j’avais cette impression de clairement tout foiré. J’avais une chance inouïe d’être parfaitement entourée.

En effet mon chéri m’a toujours soutenu. Et grâce à sa présence j’ai tenu. Il avait une méthode infaillible pour écarté le brouillard que j’avais devant les yeux.

Il me posait la question “ pourquoi est ce que tu fais tout ça”.
Le simple fait de me reconnecter à ce pourquoi, me donnait une bouffée d’oxygène.

Mon exemple

Au fond de moi, je voulais répondre aux besoins de mon bébé de manière la plus juste possible.
Ce, pour que mon enfant ait cette confiance que moi j’ai dû acquérir.

Pour que mon enfant

  • soit à l’écoute de ses sensations, prenne sa responsabilité
  • ose passer à l’action sans attendre l’approbation de la terre entière.
  • avance en équilibre avec toutes ces émotions, qu’il puisse les exprimer de manière la plus juste. Qu’il puisse agir avec son cœur.
  • Pour qu’il puisse construire un environnement bienveillant, empathique et mener de front par l’Amour. L’Amour de la VIE!

Rien que d’écrire ces mots me met en joie. 🙂

Il est essentiel et nécessaire de te reconnecter à ton pourquoi dans les moments plus difficiles. ( dans l’article 3 conseils pour changer de vie, j’en parle plus longuement du “pourquoi”)

Prendre le temps.

Vivre au rythme de bébé.

La dernière clef est pas des moindres, c’est de te donner le temps. Et surtout donner le temps à ton bébé.

Pour ma part, après la naissance de bébé, j’avais cette tendance à toujours aller vite.
Toujours me demander et après? Je suis en congé maternité et après… Je suis avec mon bébé maintenant et après qu’est ce que je ferais?

L’essentielle c’est de vivre dans l’instant présent avec ton bébé.

Autorise toi la lenteur.

A rester des heures dans le canapé, parce que bébé est en plein pic de croissance accroché à ton seins.

Autorise toi à oublier l’horloge, et tout simplement vivre les premiers mois si magiques et si intense au rythme de ton bébé.

La vie est faite de cycle. La naissance d’un enfant chamboule énormément de chose dans une vie.

Tu peux déjà le remarquer au niveau de ton corps. Il mettra environ de 9 mois à retrouver sa silhouette d’avant grossesse et c’est OK!

Alors c’est pareil pour ton rythme à toi, donne-toi l’autorisation d’être en fusion avec ce bébé. Plus les mois passeront, plus il sera possible pour toi de te libérer de plus longues plages horaires pour entreprendre et créer.

Aujourd’hui, je m’en aperçois moi-même. Durant de nombreux mois je me suis culpabilisée de “rien” faire. De ne pas apporter mon soutien au foyer.
Encore une fois j’ai fait face à des croyances.
Je pensais que ne pas participer aux rentrées financières, faisais de moi une personne passive dans le foyer. FAKE!

Mais non, à ce moment je faisais ce qui était le plus juste pour notre foyer: j’étais présente pour moi et mon enfant.

Cependant j’ai voulu me forcer à créer des choses à entreprendre. Ce qui me demandait une énergie folle, pour un résultat médiocre. Clairement cela ne me remplissait pas.

Quand la créativité apparaît.

Et c’est aujourd’hui que vient mon envie de créer, de partager et de donner. Je ressens en moi toute cette énergie.
Aujourd’hui ça me remplis et le fait de donner me met en joie.

Alors, donne-toi le temps. Fais ce que tu sens le plus juste pour toi, et ce en mettant la culpabilité de côté.

Tu verras, la vie t’apporte des choses magnifiques quand tu t’écoutes réellement.

J’ai moi-même partager chaque seconde avec mon bébé depuis sa naissance. Malgré cela, j’ai l’impression que cette année est passée extrêmement vite!

Alors oui cette année n’est pas de tout repos. Elle va bouleverser ta vie et c’est parfait ainsi! 🙂

Si toi aussi tu as un conseil qui t’a permis de garder le cap durant cette année, alors partage le en commentaire 🙂

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3 Replies to “Comment garder le cap à la naissance de bébé?”

  1. shirleypretre dit : Répondre

    Hello!

    Très bel article encourageant. J’ai toujours voulu être une mère “parfaite”. Je voulais que mon intérieur soit propre et rangé, que mon bébé soit toujours propre. Je voulais aussi un allaitement génial et une petite vie super avec bébé.

    Il est vrai que j’ai vite déchanté aussi. Mais avec un seul bébé, j’ai essayé de tout faire. Mais l’allaitement à été un échec, et au travail, ca devenait galère. J’ai continué ainsi malgré l’arrivée de notre 2ème. Mais là où j’ai touché le fond, c’est a l’arrivée du 3ème.

    J’aurais vraiment eu besoin de tes conseils à ce moment là. Savoir accepter de ne pas être parfaite, avoué ces échecs, se laisser vivre tranquillement, sans pression.

    Maintenant, à moins de 2 mois de mon 4ème accouchement, je suis prête à être cette mère imparfaite mais aimant.

    Encore merci pour ton témoignage et tes conseils.

  2. Merci pour cet article plein de bon sens !
    Oui être une maman imparfaite apprend aussi à nos enfants qu ils peuvent être imparfaits ! Et surtout cela évite de s épuiser à atteindre un objectif in atteignable. Les jeunes mamans ont tendance a s oublier. Pourtant, on dit bien dans les avions qu il faut mettre son masque avant d aider les autres !

    1. Alexandra dit : Répondre

      Etre imparfait pour montrer à nos enfants qu’ils ont aussi le droit à l’erreur :). Et exactement, il faut prendre soin de soi pour pouvoir donner aux autres 😉

      Merci Astrid pour ton commentaire.

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