Comprendre et accompagner les pleurs de bébé

Ton bébé pleurs, mais toi tu es fatigué de la nuit passé, tu as besoin de temps pour Toi. Et puis, personne ne t’avais avertis que les pleurs d’un bébé pouvait être insupportable.



Toi aussi, par moment tu arrives au bout de ta patience avec les pleurs de bébé inconsolable?

Je suis moi aussi passé par là …

Les pleurs me rendaient dingue!

Avant la naissance de L. lorsque j’entendais les pleurs d’un bébé, j’avais conscience qu’il était en demande. J’étais conditionné au fait que, s’il était nourri, propre et reposé, alors aucune autre réponse ne pouvait lui être apportée.
J’entendais les pleurs. Mais ils n’avaient aucuns impact sur moi.

Mon bébé arrive, et là c’est bien différent…

Ses pleurs résonnent au plus profond de moi. C’est l’instinct maternel qui parle, mon bébé à un besoin il faut que y réponde. La plupart du temps la réponse est rapide.

Si par contre je n’arrive pas à le calmer, mon cerveau se met clairement à faire des bons dans ma tête… Et pas seulement, la colère monte… Mon envie à cet instant de lui crier de se taire! Mais je me contient

Rien de bienveillant, me diras-tu. Il fallait avant tout que je reste bienveillante envers moi-même.

J’ai donc voulu comprendre… Que se cache derrière les pleurs?

Les pleurs d’un bébé, révèlent un réel besoin

Si un bébé pleure, c’est qu’il a une tension. Pleurer est la seul façon qu’il a pour se faire entendre, demander de l’aide.

Il regarda sa digne épouse d’un air de grande satisfaction, et la pria, d’un ton encourageant, de pleurer le plus fort qu’elle pouvait, l’exercice étant considérer par la Faculté comme excellent pour la santé ” Pleurer ouvre les poumons, lave le visage, fait travailler les yeux et adoucit le caractère, dit Mr. Bumble, alors pleure..”

Charles Dickens, Olivier twist

Derrière cette tension se cache un réel besoin qui peut-être multiples, il y a:

  • les besoins physiologiques: la faim, la soif, le sommeil, le froid, le chaud …
  • le besoin de proximité, ce besoin est extrêmement prononcé dans les premiers mois de vie. Le portage permet une réponse facile.
  • le besoin de réconfort suite à une peur, une tension (décharge de la journée ou des traumatismes liées à l’accouchement), une douleur physique, une frustration de ne pas réussir à s’exprimer ou réussir quelque chose.

Pleurer est donc la seule manière pour bébé de communiquer.
Mais, ça n’est pas toujours facile de les interpréter. Pour cela l’observation est un merveilleux allié.
Observer bébé va permettre de petit à petit le comprendre et affiner les réponses.

C’est bien beau de savoir qu’il y a un besoin derrière les pleurs, mais maintenant, pourquoi?


Pourquoi je réagissais de cette manière quand mon bébé pleurait? Pourquoi je devenais impatiente ? Au point de vouloir qu’une seule chose, le faire taire.

L’impact de l’éducation

Eh, oui moi aussi j’ai été une petite fille.
En m’informant j’ai compris que mon éducation avait un réel impact sur mon comportement actuel. Alors je me suis plongé dans mes souvenirs. Je suis allée à la rencontre de cette petite fille:

L’éducation dans laquelle j’ai grandi n’était pas dans toujours dans l’écoute et la bienveillance.

J’ai reçu des violences éducatives ordinaires (VEO), type fessé, menaces, chantages, les “gros yeux”, les pleurs non consolés…
Pas de grandes violences, mais suffisantes pour impacter le développement du cerveau. ( Papa, maman si vous passez par là, je vous pardonne!! Je sais que vous avez fait de votre mieux! )

Ils ont reproduit les schémas familiaux. Écoutés ce que l’environnement disait sans remettre en question les paroles des médecins.

Mais aujourd’hui grâce aux neurosciences, on sait que l’éducation à un réel impact sur le développement du cerveau.

La composition du cerveau

C’est au sein du cortex pré-frontal que cela se joue et plus précisément au niveau du cortex orbito-frontal (COF).
Le COF est une zone qui est en maturation jusqu’à l’âge de 7 ans environ. Cette zone à un rôle majeur dans notre vie sociale.

Elle permet de réguler nos émotions, d’avoir de l’empathie pour autrui et nous aide à entreprendre.

Lorsqu’un enfant à subit des punitions corporelles, le cortex présente des altérations et son volume se voit diminuer.
Cette réaction physiologique peut avoir de lourdes conséquences quant à la vie de l’adulte en devenir.

En effet plus la négligence est grande, plus l’enfant aura une difficulté importante dans se vie sociale future.

Quant à moi mon enfance n’a pas été aussi dur, mais certaines absences ont suffi à impacter mon cerveau.
C’est pourquoi lorsque mon bébé pleurait, l’empathie n’était pas toujours l’émotion première.

Ce jour où j’ai compris… J’ai compris pourquoi je réagissais ainsi, ma culpabilité s’est amoindris.

Et surtout j’ai compris que rien n’était figé.

Rien n’est figé

Eh oui, ce n’est pas parce que j’ai reçu un type d’éducation que ma vie et mes comportements sont tout tracés.

Oui c’est possible, le changement est possible!

Ce, grâce à la grande plasticité de notre cerveau. Les neurosciences ont prouvé qu’il était possible de créer de nouveaux chemins neuronaux, de nouvelles habitudes.

1. Avoir conscience

La première chose pour qu’un changement opère, c’est d’avoir conscience du problème. Il est seulement possible de modifier quelque chose dont tu as conscience.

2. Acquérir la connaissance

C’est d’acquérir les connaissances pour comprendre. Comprendre le fonctionnement du cerveau, son mécanisme. Les différentes périodes de maturation émotionnelle.

3. Un regard sur le passé

Ensuite, faire le lien avec l’éducation que tu as reçue. L’éducation reçut à un impact au niveau de notre cerveau et conditionne les comportements intuitifs d’aujourd’hui. Mais cheminer et travailler sur son enfance permet de mettre en lumière les traumatismes du passé pour modifier les croyances inscrites.

Enfin la troisième c’est mettre en place des outils pour pouvoir agir lorsque la situation se présente.

Quelques outils lorsque bébé pleure

Pour ma part, j’en utilise plusieurs. Lorsque mon bébé pleure, que je n’arrive pas à répondre/comprendre son besoin, et que je sens la colère monté.

  • Je le prends dans mes bras si c’est possible, puis je mets des mots sur la situation.
  • Je respire profondément en fermant les yeux. Ca prend quelques secondes.
  • J’analyse la situation et je me rappelle ce vers quoi je veux tendre avec mon enfant. Je me dis aussi que son cerveau est totalement immature, et qu’il est impossible pour lui de se raisonner. A ce moment là, il a un besoin et il souhaite simplement avoir une réponse à ce besoin.

Notre comportement a un impact direct sur le développement de l’enfant, soyons attentif à ne pas reproduire des habitudes qui ne sont pas toujours bénéfiques au développement de l’enfant.

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One Reply to “Comprendre et accompagner les pleurs de bébé”

  1. Astrid dit : Répondre

    Merci pour cet article ! Etre avec un bébé qui pleure quand on ne sait pas ce qu on peut faire pour lui c est parfois très dur. J ajouterai que quand on n en peut plus nous mêmes (parce qu on ne dort plus ou parce qu on est en état de stress de ne pas savoir quoi faire ou pas pouvoir faire quelque chose), il est aussi utile de passer le relais. Au papa, à un parent… pour souffler et récupérer. Et sans se sentir coupable. Car on risque de s épuiser, or notre bébé à besoin de nous en “bon état.”

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